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Qu’est-ce que le Libre Accès ?: Principes, origines, acteurs du Libre Accès

Savoir ce qu’est le libre accès à l’information scientifique, connaître les grands points de repère historiques de ce mouvement, identifier les principaux acteurs du libre accès

3 principes fondamentaux

  • L’accessibilité de la littérature scientifique.
  • La pérennité : l’accessibilité doit être garantie sur le long terme, par le recours à des formats de diffusion et des protocoles communs, permettant l’intéropérabilité des contenus.
  • La gratuité de l’accès : condition-clé de l’accessibilité des travaux scientifiques.

Dès l’origine, le mouvement de l’Open Access s’est inscrit dans la même perspective que celle de l’Open Source concernant les logiciels libres. Il s’est doté ainsi de plusieurs standards informatiques, dont l’OAI (Open Archive Initiative) permettant l’interopérabilité des plates-formes.

Les acteurs

  • Les chercheurs, en tant qu’auteurs, pour rendre librement accessibles leurs travaux.
  • Les instituts de recherche et les universités, pour assurer une meilleure visibilité de leurs productions.
  • Les bibliothèques, impliquées dans l’archivage, l’édition électronique et la formation aux outils.
  • Les organismes spécialisés (CCSD), les consortiums chargés de la mise en œuvre du libre accès.

Origines du Libre Accès

Si l’accès libre à la littérature scientifique existe depuis longtemps par le biais des bibliothèques universitaires, le mouvement du Libre accès date du début des années 90, avec la naissance et l’essor du World Wide Web. A l’origine du mouvement se trouve la remise en cause, par les chercheurs de disciplines scientifiques, du monopole exercé par les grands éditeurs scientifiques sur les revues. Devant la confiscation de leurs droits patrimoniaux sur leurs textes et surtout en raison des coûts exorbitants d’abonnements aux revues, quelques chercheurs commencèrent à créer les premières revues électroniques en libre accès (Stevan Harnad, professeur en sciences cognitives à Southampton, en 1990) et les premières archives ouvertes (ArXiv.org créée par le physicien Paul Ginsparg en 1991).

Après une montée en puissance progressive dans les années 90, le mouvement du Libre accès s’est accéléré et amplifié au tournant des années 2000, par la conjonction de trois facteurs :

  • Un facteur institutionnel : la multiplication des prises de position de chercheurs, d’instituts et d’universités (pétition de la Public Library of Science en 2001, initiative de Budapest pour l’accès ouvert en 2002, Déclaration de Berlin en 2003, etc.), puis le soutien d’un nombre croissant d’institutions (gouvernements, NIH, CNRS, Commission Européenne…).
  • Un facteur technique : l’adoption de standards et de protocoles informatiques communs (notamment le protocole OAI-PMH), la création de grandes plates-formes techniques d’archivage (comme le CCSD), d’outils d’indexation et de recherche (moissonneurs OAI, comme OAIster).
  • Un facteur scientifique : la création de très nombreuses revues électroniques et d’archives ouvertes dans toutes les disciplines.

Les actions publiques en faveur du libre accès

A partir des années 2010, les pouvoirs publics ont lancé plusieurs initiatives aux niveaux national et européen en faveur du libre accès.

En France :

  • La loi du 7 octobre 2016 pour une République numérique introduit entre autres l'obligation du dépôt dans une archive ouverte des publications scientifiques financées pour moitié sur fonds publics, après un délai d'exclusivité (six mois en STM, douze mois pour les sciences humaines et sociales). Cette loi concerne notamment les articles scientifiques ; elle exclut de son champ d'application les livres et chapitres de livre.
  • Lancé en juillet 2018, le plan national pour la science ouverte engage l'Etat et les institutions publiques de la recherche et de l'enseignement supérieur dans trois directions : la généralisation de l'accès ouvert aux publications scientifiques, la structuration et l'ouverture des données de la recherche et l'inscription des initiatives françaises dans une dynamique durable, européenne et internationale.

Au niveau européen :

  • Porté par la Commission européenne et de la "cOAlition S" (consortium de plusieurs institutions de recherche nationales européennes, dont l'Agence nationale pour la recherche) le Plan S a été lancé en septembre 2018. A travers dix principes, il vise lui aussi à promouvoir l'accès ouvert.